Chez les hommes, les troubles urinaires deviennent malheureusement plus fréquents avec l’âge. Qu’il s’agisse de difficultés pour uriner, de jets trop faibles, ou d’envies trop pressantes et trop fréquentes, les signes qui peuvent signaler une affection sont nombreux.
Et si dans certains cas, cela peut concerner une hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) ou une prostatite, cela peut aussi être le signe d’un cancer. Heureusement, les urologues les plus sérieux disposent aujourd’hui d’outils comme le score IPSS qui permettent d’évaluer les symptômes au plus tôt…
Score IPSS, de quoi s’agit-il ?
Développé par l’Organisation Mondiale de la Santé, vous pouvez obtenir votre score IPSS en passant le questionnaire IPSS (International Prostate Symptom Score). Concrètement, ce questionnaire vise à quantifier l’intensité des symptômes urinaires chez l’homme, en s’appuyant sur 7 questions. Mais avant l’interprétation du score IPSS, une dernière question vient s’ajouter sur la qualité de vie du patient.
Zoom sur les résultats du score IPSS
Les réponses du questionnaire IPSS étant notées de 0 à 5 (ou 6 pour la dernière question), cela vous permet d’obtenir un score allant de 0 à 35 :
- 0 à 7 : vous avez des troubles légers qui ne nécessitent aucun traitement
- 8 à 19 : vous avez des troubles modérés qui peuvent justifier un suivi médical
- 20 à 35 : vous avez des symptômes sévères qui montrent un dysfonctionnement prostatique
Qui faut-il consulter en cas de doute sur votre score IPSS ?
Si vous estimez que vos symptômes nécessitent de prendre contact avec un professionnel de santé, il existe justement des spécialistes qui peuvent vous accompagner à tout moment pour interpréter ces résultats. Par exemple, le Dr Allan Lipsker est un chirurgien urologue et andrologue reconnu dans son domaine, et plus particulièrement dans le traitement des pathologies prostatiques par laser ou avec la pose d’implants péniens.
Dans le cadre de la consultation d’un professionnel comme celui-ci, assurez-vous d’avoir accès à une approche personnalisée selon votre cas, car les symptômes peuvent varier d’un patient à un autre. Par ailleurs, le score IPSS reste un premier élément, mais doit permettre ensuite d’utiliser d’autres outils selon chaque cas.
Une réelle utilité pour les patients ?
Même si certains patients reprochent à ce test d’être bien trop succinct, pouvant donner l’impression d’un questionnaire qui manque de sérieux, celui-ci a en réalité une véritable utilité. En effet, le Ministère du Travail, de la Santé, et des Solidarités recommande d’ailleurs de réaliser un autre questionnaire, “Mon Bilan Prévention« , pour tous les hommes entre 45 ans et 50 ans.
Dans le cas du questionnaire IPSS, cela permet de détecter plus rapidement les troubles urinaires, même quand ils sont bénins, pour éviter d’altérer la qualité de vie des patients. Dans certains cas, cela permet aussi de signaler plus rapidement des pathologies évolutives, et de mettre en place des actions très en amont.
Pour les patients qui ne tiennent pas toujours compte de leur santé actuelle, ce questionnaire est souvent une première prise de conscience pour les patients qui laissent de côté la gêne occasionnée au quotidien. Aujourd’hui, notamment après 50 ans, les hommes sont nombreux à consulter des urologues pour éviter une aggravation de leur état de santé, en commençant par ce questionnaire.

